PREAMBULE DU LIVRE
" COMME UN INDIEN"
dans une réserve de visages pâles.

Préambule de la seconde partie
ACME
Cinquante deux cartes sont nécessaires pour pratiquer un jeu de société. Nous sommes plus de 7 milliards de cartes réparties sur le tapis de jeu planétaire, des cartes à la fois semblables et différentes, avec des enseignes de couleurs noires, jaunes, blanches et rouges, des familles, le monde ouvrier, paysan, la main d'œuvre, puis les familles sensibles, émotives, capables d'empathie, les rois, les riches, la bourgeoisie, les gens d'armes, militaires, policiers et autres sans oublier le Joker dont le joueur est libre de lui attribuer la valeur qu'il désire… Est ce que ces cartes se définissent par rapport à la place qu'elles occupent ? Non, c'est un jeu, et elles y participent de façon passive, on les dépose, on les retourne, on les déplace, il y a des règles, on leur a donné un ordre, un numéro, une importance, on les a caractérisé, si bien que vous et moi, ne sommes que des cartes à jouer, du matériel de jeu, qui avons reçu un langage approprié au jeu et à notre rôle, des codes, mais nous n'avons rien élaboré de nous-mêmes, on s'est laissé écrire et colorier, ensuite on s'est fait battre, puis brasser, on nous a coupé, et distribués ; jetés sur le tapis comme les victimes d'une arène de la Rome antique, sans jamais savoir qui étaient les donneurs, ni le banquier, on nous a mis à plat, à chaque jeu c'était pareil, sitôt fini, les joueurs ramassaient leurs gains et ça recommençait. Nous ne connaissions rien du jeu auquel nous participions.
Ils ont ensuite encodé les parties de façon à établir des statistiques et des stratégies. En général, le gagnant d'une manche reproduit le plus souvent la même forme de combinaison à la manche suivante, mais il perd. Un jour, nous avons profité de l'engouement des joueurs pour quitter discrètement le tapis, ils se sont alors battus entre eux car ils perdaient de l'argent, et nous nous sommes enfuis. Le jeu a ensuite repris et continué sans nous. Mais ils nous ont traqué jusqu'au dernier, laissant courir les pires rumeurs sur notre compte si bien qu'on nous a vendu à des tables où les enjeux étaient encore plus importants, ils nous ont collé des étiquettes, et inventé de nouvelles règles, de nouvelles caractéristiques avant de nous brouiller avec les autres. C'est ainsi que nous sommes devenus les enjeux hors-norme sans devenir pour autant des atouts. Mais ça n'a pas marché. Parce que la multitude ne voulait plus de nous. Nous restions toujours à l'écart sur le tapis vert, alors ils inventèrent alors la théorie de la sélection et se sont mis à accumuler des erreurs dont ils ont fait une science particulière qui a contribué à provoquer une véritable crise biologique. Des années ont passé, puis des siècles et des millénaires, aujourd'hui les cartes ont mutés pour prendre d'autres formes, compactes, animées, elles sont devenues vivantes et se sont redressées, mais sans se reconnaître entre elles, alors les joueurs ont inventé de nouvelles règles et le jeu a continué
Je vais me répéter en déclarant que je préfère rester à l'écart pour des raisons que j'ai déjà expliquées, ainsi que sur le choix de rester vague sur les questions très sensibles. Ce n'est pas mon rôle d'en parler et les livres que je pourrais écrire ne seraient pas complets, donc je m'abstiens. Ce n'est pas un livre qu'il faut construire, mais la société, préparer, favoriser la rencontre, aller vers les autres.
Je ne m'occupe pas non plus des documents classés ou de la vie privée des gens. Ça ne me regarde pas. D'ailleurs, je ne veux rien savoir à ce sujet.
Difficile d'exprimer cette idée afin de bien être compris, je reviendrai sûrement sur ce texte. Disons que notre conception générale, cette vision de ce monde, de ce système, cette poussière de l'infini, se conforme à l'ensemble de principes très strictes, sans angles, mais rigides, une analyse consistant à penser, agir, parler et écrire en parfaite adéquation et ce n'est pas facile. C'est une sorte de « radionique » positive et le « protocole » dont je parlais est le reflet d'un comportement conforme aux Lois Cosmiques, à vocation de bien absolu, comme l'énergie primale, vitale, créatrice, cristallisatrice, etc.
Si les gens ne connaissent pas les lois humaines, ils connaissent encore moins les lois cosmiques auxquelles ils ne croient pas. Et le jeu continue...
Une personne croyante ou spirituelle se doutant que le Dieu de son cœur est capable de lire dans sa pensée adoptera le comportement dicté par sa conscience dans la mesure où cette énergie est activée.
Ce n'est plus le tourment qui la domine, mais d'autres forces dont elle pourra mesurer l'impact tout au long de son existence, car il y aura des signes, des manifestations, et à ce moment, on comprend mieux que cette forme d'atypisme ne va pas forcément l'aider, même au niveau de son taux vibratoire qui sera souvent perçu par d'autres comme une interférence, une anomalie ou encore une aberration.
Nous avons une sorte de cahier général des charges – je pense avoir déjà écrit ceci - avec des règlements très précis à respecter, un protocole, et il ne s'agit pas ici d'imagination ou d'une construction mentale, je ne suis qu'une sorte d'instrument éphémère, un terrien de passage dans une jungle. Et pour conclure ce préambule dans la bonne humeur, on pourrait se souvenir de l'ACME des Looney tunes, « A Company Makes Everything », la compagnie qui fait tout, dont les fameux produits utilisés par le Coyote pour attraper Bip Bip…non pas que l'on tente d'attraper qui que ce soit, mais nous avons tous et toutes une boite à outils et une trousse de secours.