LEONARDO DA VINCI L'homme derrière le mythe
924 pages
J'ai décidé de ne publier aucun inédit sur Léonard en ligne à cause du pillage de données et du cleptoparasitisme. Je n'ai pas non plus transmis ce manuscrit aux éditeurs. Il restera une auto publication. D'ailleurs, un tel livre ne sera jamais terminé.

LEONARDO DA VINCI
L'Homme Derrière Le Mythe
TENTATIVE DE CONCEPTUALISATION
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Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.
Note au lecteur
Vu le nombre impressionnant de dossiers, d'illustrations, il est impossible de les publier dans ce livre. Vous les trouverez dans un livre complémentaire au format A4
Tous les dessins et schémas de Léonard sont consignés dans le livre - TASCHEN – bibliotheca Universalis – Johannes Nathan & Frank Zöllner – 767 pages
Les carnets de LEONARD DE VINCI et codex en deux volumes – 1 : 667 pages / 2 : 700 pages / tel Gallimard
Je vous conseille de découvrir les « livres de pierre » afin de mieux comprendre qui était Léonard de Vinci ainsi que les secrets de son époque, cependant gravés dans la pierre à l'intention des initiés capables de les comprendre. Sans quoi, vous resterez sur le parvis du Temple, comme on dit. A vous de voir. Je sais que l'incrédulité et le scepticisme sont les enfants du doute, mais rien n'empêche ces personnes de se remettre en question. Je leur souhaite.
Des auteurs ont consacré des livres illustrés détaillant la présence de la science hermétique dans les palais et châteaux. Il est intéressant de les consulter pour mieux comprendre les détails que je ne peux me permettre de publier dans ce livre consacré à Léonard de Vinci. Vous pouvez aussi découvrir de nombreuses illustrations dans ce lie : https://le-miroir-alchimique.blogspot.com/2015/03/fulcanelli-les-demeures-philosophales.html
Vous y verrez la fameuse salamandre de François 1er dans l'hôtel du Bourgtheroulde à Rouen, La cathédrale Saint Pierre à Beauvais.
Le Janus de Dempierre sur Boutonne (Toison d'or)
Les miroirs alchimiques - Le mystère des cathédrales de Fulcanelli, Eugène Canseliet aussi.
Les demeures philosophales. Le château alchimique du Plessis Bourré Les caissons alchimiques - hôtel Lallemant – Bourges
Les découvertes parallèles que vous ferez dans ces endroits vous aideront à mieux comprendre certains détails qu'il m'est impossible de publier dans ce livre, il faudrait écrire plusieurs volumes. On ne peut cerner la personnalité d'un personnage aussi riche que Léonard de Vinci en méconnaissant cette science, parce qu'il possédait à lui seul tous les éléments du puzzle, ce qui dépasse largement le cadre historique prisonnier d'une époque aussi trouble que contradictoire où les mots ne décrivent plus vraiment l'essence de cette époque ni ses tragédies.
Il est possible que des auteurs et biographes exploitent involontairement la crédulité sociale ce qui induit en erreur le grand public en laissant croire que les grands artistes ont mis des années pour fabriquer un livre ou un tableau. Lorsque le tableau ou le livre semble terminé, on le laisse dans une mûrisserie, et on y revient par moment. On n'y travaille pas non stop. Un livre n'est jamais terminé, une œuvre d'art non plus, on y travaille par intermittence tout au long de sa vie ce qui ne veut pas dire que l'on planche dessus tous les jours, ce qui gâcherait le travail. On ajoute, on corrige, efface en fonction des nouvelles idées. Aujourd'hui, ils exploitent l'immédiateté, ils veulent tout, de suite, comme des enfants.
Cela vaut ce que ça vaut.
Des artistes, créateurs, novateurs, inventeurs sont venus ici pour ne produire qu'une seule œuvre.
Le désir de savoir est naturel aux bons
- L. De Vinci1
L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.
Aristote
Remerciements
Les auteurs, en général appartenant au monde universitaire, ouvrent une rubrique « REMERCIEMENTS » en fin d'ouvrage, et expriment leur reconnaissance aux nombreuses personnes qui les ont aidé à écrire et compléter leur livre, ils les remercient pour leur écoute, leurs relectures, conseils, corrections, etc. Vous ne trouvez pas cette ces « Remerciements » ici parce que j'ai été seul pour réaliser cet ouvrage, et ceci de la page blanche à la publication. J'adresserai donc mes remerciements à l'imprimeur qui m'a permis de donner vie à cet unique exemplaire
Les Médicis m´ont créé, les Médicis m´ont détruit !
Qu'y a-t-il derrière le tableau intitulé « La Joconde » ?
Il y a Léonard ! Et c'est un arbre qui cache une forêt.
INTRODUCTION
Le but de ce livre sur Léonard de Vinci est de vous permettre de découvrir la face volontairement occultée d'un personnage, même si on lui rend un hommage posthume cinq siècles après sa mort.
Lorsque le besoin de créer s'empare de l'auteur, il devient à ce moment précis étranger au monde. Il se transforme en voyageur solitaire explorant le cosmos intérieur, qui va l'emmener dans une époque trouble, perfide, dangereuse à laquelle on a donné le nom de Renaissance. En fait, ce mot convient mieux à ce qui va en découler après. Mais à quel prix !
La vie d'un personnage hors norme tel que le fut Léonard de Vinci est une aventure qui va immanquablement sortir de l'ordinaire, comme dans un film. C'est d'ailleurs cette caractéristique qui m'a incité à publier cette petite introduction, car un spectacle hors du commun mérite une explication, parce que l'on retrouve dans la vie de Léonard tous les ingrédients d'un scénario de cinéma. Or un film se gagne dans les premières minutes. Le but est donc de vous emballer dès le début. Il y a un enjeu dramatique, un enjeu concret, des personnages dont Léonard est le principal, les secondaires, comme ses employeurs, ses contemporains, les artistes. On peut vraiment dire ici que le héro possède des forces et des pouvoirs surnaturels, paranormaux, et du génie à revendre. Il ne s'agit pas du héros classique qui permet au public de s'identifier facilement, ni d'une icône et encore moins d'un mythe ou une légende. Il est réel et entraîné dans des aventures que les autres ne vivent pas avec la même intensité, parce qu'il n'ont pas accès à ce registre, bien qu'ils le voudraient et cette frustration de se voir ravir le premier rôle va générer des jalousies et des rancœurs féroces.
Ce héros possède des qualités telles que l'intuition, le courage hors pair, un charme naturel, la ruse du loup sous la gentillesse de l'agneau face à des méchants qui représentent l'antithèse du héros, comme le traître, le malfaisant, le jaloux, le cupide, sournois, tyran diabolique, menteur, entouré de sbires mafieux prêts à tout, de fortes personnalités entièrement vouée au mal absolu qui serait l'homme à abattre dans un film, mais que Léonard devra éviter avec prudence, pour survivre. Le faire-valoir ici serait plutôt l'ambiance terrible de cette époque dans un pays en guerres internes, qui sera ensuite envahi et entraîné dans des guerres permanentes. Il s'agira des scènes intermédiaires où le héros est souvent mis en difficulté ce qui donne au travers de ses réactions une chaleur humaine au récit, une tournure joviale aussi parce qu'il est doté de certains petits défauts ou bizarreries de comportement que l'on retrouve en général chez les génies. Les forces sont tantôt hostiles, tantôt bienfaisantes, avec des éléments positifs, négatifs, donnant naissance à des obstacles, des tempêtes.
On atteindra le climax à la fin de sa vie où il devra faire un choix important, ensuite il faudra résoudre.
On ne mesure pas le talent d'un auteur au nombre de livres qu'il publie. A peine trois manuscrits ont été publiés parce que des éditeurs me l'avaient demandé. En principe l'auteur envoie son manuscrit à un éditeur, un comité de lecture – quand il existe –, car il se résume souvent à un lecteur, l'accepte ou le refuse. Une secrétaire informe l'auteur. Une aventure commence ou se termine en eau de boudin. Nous n'allons pas écrire sur ce thème. Un éditeur est un homme d'affaires, un industriel qui mettrait la clé sous le paillasson si aucun de ses livres ne se vendait. Je n'ai pas écrit ce livre en pensant à le vendre. Le grand public n'a pas envie qu'on lui remonte les bretelles en lui rappelant que l'homme invente des noms qui remplissent les dictionnaires pour nommer ses problèmes plutôt que les résoudre, et les guerres et les conflits en font partie. Le mot « génocide » est inventé par un juriste en 1944 ! Le mot « ghetto » provient d'une petite île de Venise où l'on obligea les Juifs à résider à partir de 1516, durant la « Renaissance », un mot qui évoque la conséquence des guerres d'Italie, donc de la mort, de la souffrance d'un peuple, mais on voit très bien avec le recul que rien ne change vraiment et que les guerres et les conflits n'ont pas de fin. Le public refuserait d'entendre cela, alors je l'ai écrit. Certains journalistes connaissent bien les ficelles du métier pour écrire leurs articles et bon nombre d'entre eux sont aussi auteurs de livres. Il n'empêche que les idées vont s'enchaîner et qu'il faudra les traiter, peut-être comme dans un rapport, avec une introduction, un développement et une conclusion ?
Un rapport détaille une situation, il raconte brièvement une histoire. Le journaliste essayera toujours de « frapper », d'attirer l'attention, avec un gros titre accrocheur. Ils savent que le grand public lit de moins en moins le contenu des articles.
On pourrait me dire : « Bon, allez, raconte-moi ton histoire sans fioriture, va au fait, j'ai pas le temps de lire ». Du coup, j'ai l'impression de me retrouver dans une salle de rédaction face à ma machine pour écrire rapidement une dépêche. Je ne me soucie plus que d'une chose : accrocher. Je ne transmets même plus de l'information, je parle le langage des médias. Un chef de rédaction va lire mon papier et l'approuver, ou le refuser : « Tu peux pas dire ça aux gens, coco. » mais il n'y a pas de petit chef ici, ni de censure, je ne suis pas journaliste, ni un rond de cuir dans une salle de rédac, je suis seul face à Léonard de Vinci, car c'est lui qui va me raconter sa vie, au travers des péripéties qu'il a connues et des épreuves qu'il a traversé. "Une presse indépendante n'existe pas en Amérique - sauf peut-être dans de petites villes au fin fond de la campagne, raconte un journaliste, on me paie 150 dollars par semaine pour taire ma propre opinion et ne pas la publier dans les journaux pour lesquels j'écris. Vous aussi vous avez un salaire équivalent, et pour des services équivalents. Si je faisais en sorte qu'un seul numéro de mon journal exprime une opinion honnête, en moins de 24 heures je perdrais ma place. Comme Othello. L'homme qui serait assez fou pour écrire ce qu'il pense réellement se retrouverait aussitôt dans la rue, à chercher du travail.
"La fonction d'un journaliste de New York est selon l'auteur, mentir, déformer, insulter, lécher les bottes du dieu Argent et vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. "Nous sommes les outils et les vassaux des riches derrière les décors. Nous sommes des marionnettes. Ces hommes tirent les ficelles, et nous dansons. Notre temps, nos talents, notre vie, nos aptitudes sont tous la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostitués intellectuels » .
Existerait-il une forme de pression croissante qui empêcherait ou freinerait le besoin d'exprimer son opinion ? Oui. Elle est présente dans le monde universitaire et ses infrastructures avec le leitmotiv « publier ou périr » La réaction d'une personne se sentant en minorité l'empêcherait donc de donner son avis, ou paralyserait son opinion ? Oui.
Il y aurait donc une perception instinctive de la dissension ou du risque de conflit ou encore d'intolérance ? Oui.
Passons aux choses plus sérieuses et accordons un peu plus de respect au lecteur, au spectateur.
Il y a toujours une idée à la base d'un récit, on n'écrit pas que des notes d'archive. Développer l'idée doit aboutir à une histoire. Tout un programme. Des idées, tout le monde en a. je dois en fait pouvoir résumer l'histoire en une seule ligne et elle doit être percutante.
La prémisse est censée montrer en quelques mots la thématique générale de notre travail et incluant surtout la notion de changement, d'action, de progression, mais aussi de conflit. La vie de léonard de Vinci pourrait se dessiner dans une structure en 3 actes. L'homme avant trente ans, après et à la fin de sa vie. Je vais donc vous embarquer dans un voyage qui va durer plus de 700 pages. Il est nécessaire d'expliquer qui fait quoi, où, quand comment et pourquoi. Il y a beaucoup d'éléments qui ont poussé Léonard dans l'action, et ils sont très souvent paranormaux, psychiques. On voit Que Léonard n'atteint pas toujours ses objectifs, mais c'est la cause qui m'intéresse : Pourquoi ? Que se passe-t-il ? La réponse ne se trouve pas au fond d'un tiroir des archives du Louvre. Il y a toujours une intrigue principale, mais aussi, parfois des intrigues secondaires qu'il faut aussi expliquer. Il faut donc situer le personnage dans son contexte, or il n'a pas tellement changé, il faut savoir que ces gens de pouvoir exploitent ceux qu'ils dominent dans leur fonction quotidienne afin qu'ils persécutent à leur tour ceux qui leur résistent, mais Léonard constituait un obstacle de taille dans ce plan, il n'obéissait pas.. Trop de personnages embrouillent l'histoire. La destruction de l'autre par jalousie ou envie a toujours été un des mobiles secrets de la perversité.
Les satrapes savaient que le bon fonctionnement de la vie politique impliquait le recours à des mythes. Il fallait des boucs émissaires. Par exemple, Hitler avait monté le Troisième Reich, comme un spectacle à gros budget et ça avait tellement bien fonctionné que la réalité avait pris le pas sur la fiction… Je n'ai pas envie d'entendre parler d'architecture, de trait rigide, parce que je n'utilise pas les clauses d'un cahier de charge, il n'y a pas d'interdiction, ni de vitesse limitée, on doit même dépasser ses limites !
L'inclination narcissique de ces « mécènes » de l'art les prédisposait à voir le monde comme une arène où exercer leur pouvoir à la recherche incessante de gloires et de richesses, ce qui était bel et bien une pathologie. Tout était bon pour se présenter sous un jour favorable avec le souci permanent d'embellir son image, de la magnifier dans des fêtes somptueuses. Ils avaient d'ailleurs un attrait immodéré pour le faste, la mise en scène, l'apparence et une tendance à l'exaltation. Il est même possible que ces gens parlaient d'eux à la troisième personne
Ils avaient aussi acquis une confiance excessive dans leur propre jugement ainsi que le mépris pour les conseils d'autrui aussi avisés soient-ils, je suis certain que les artistes dotés d'intelligence et de sensibilité comme Léonard devaient souffrir de cette omnipotence. On pourrait parler aussi en termes de dépravations. Ces satrapes étaient persuadés d'être capables de faire croire n'importe quoi aux populaces, ce qui ne risquait pas d'engager leur responsabilité en quoi que ce soit face à l'opinion publique, persuadé de laisser une trace positive dans l'histoire, en prenant soin de laisser subsister des traces allant dans ce sens tout en escamotant les autres, profitant de leur position de juge dont la justice ne pouvait que leur être favorable. Cette perte progressive de contact avec la réalité était peut-être associée à un isolement progressif. Il était logique qu'à force, on finit par pécher d'excès de confiance en soi. Enfin, il apparaît clairement que la façon dont ils traitaient les artistes était tyrannique dans le mépris total de la condition humaine si bien que ces potentats présentaient plus un aspect terrien qu'humain, stade qu'ils ne semblent pas avoir atteint.
Il paraît qu'en 1499, alors âgé de 47 ans, Léonard de Vinci donna une dernière leçon sur l'Art dans son académie de Milan.
(M. Muntz fait une communication sur Léonard de Vinci et les premières Académies modernes. On a universellement admis jusqu'ici que Léonard de Vinci avait fondé à Milan, .vers la lin du XVe siècle, une Académie artistique et scientifique, la première en date d'entre les Académies modernes similaires. L'unanimité des témoignages n'a pas convaincu un savant étranger distingué, qui, dans un tout récent mémoire, est allé jusqu'à nier l'existence de cette institution et à traiter de fable tout ce que l'on en a rapporté.
M. Mûntz entreprend de démontrer que l'Académie de Léonard a réellement existé. Après avoir constaté qu'une telle fondation n'est nullement en contradiction avec ce que nous savons soit des mœurs du temps, soit des tendances du maître, il insiste sur l'importance de l'inscription Academia Leonardi Vinci, répétée par Léonard sur sept gravures différentes. Soutiendra-t-on que celui-ci parlait pour ne rien dire? Ce n'était guère dans ses habitudes.
M. Mûntz discute ensuite différents témoignages contemporains dont il fait ressortir la portée, et établit que tous les arguments, contraires ne consistent qu'en simples présomptions. L'erreur de leur auteur, dit-il, vient de ce qu'il se persuade que les Académies du xve siècle ressemblaient à celles du xxe, qu'elles avaient un caractère officiel et une réglementation sévère, qu'elles conféraient des titres et portaient un uniforme. Rien de plus faux. La vérité est qu'à l'époque du Vinci les Académies étaient des réunions privées et amicales, sans devoirs comme sans droits, indifférentes à toute publicité. Le siècle suivant seulement en a fait des institutions d'État. )
Il apparaît clairement que la communauté scientifique de l'époque ne le reconnaissait pas et le maintenait même à l'écart de leurs institutions, de même qu'aujourd'hui, cette même communauté considère encore le chercheur indépendant comme un illuminé, classant les théories novatrices dans un tiroir des archives du Louvre intitulé avec le plus souverain et insolent mépris dont sont capables les gens à l'esprit fermé « démences léonardiennes » et je passe les autres qualificatifs et nom d'oiseaux que ces personnes échangent entre elle à ce propos, en privé.
Aujourd'hui, des membres de cette communauté lui rendent pourtant un hommage vibrant 500 ans après sa mort, ce que je considère comme une hypocrisie. Mais j'i viendrai plus avant dans ce livre.
Voici le résumé de cette dernière leçon.
« Interrogeons l'expérience la plus amère et le plus sûr des oracles !
Au milieu des machinations, des scélératesses et des batailles qui sont les moeurs communes aux républiques comme aux principautés, prendre parti pour une fortune de podestat, c'est le métier du condottiere. Voyez les moines : ils vivent en paix avec les Turcs tant que
Les Turcs les laissent chanter leurs offices. Quoi ! Notre main qui a tant peiné pour manier le pinceau avec délicatesse empoignerait la pique de seize pieds ! Après avoir poli notre esprit pour en faire un miroir reflétant l'œuvre de Dieu, nous offririons notre tête aux bombardes ?
L'Art n'aura point d'ennemis et ne sera méconnu de personne, si l'artiste s'applique uniquement à son œuvre.
En effet, l'Art ne représente que du plaisir pour chacun et un véritable profit moral : il guérit de la grossièreté originelle.
Tenez-le pour certain : les hommes naissent bêtes et combien meurent après n'avoir été que des sacs ou passa la nourriture ! L'homme naît méchant. Combien tireraient le poignard sur leurs compétiteurs et prendraient au voisin ce qui leur manque, sans la peur du poignard même et des lois !
Pour nous, le pécule n'est pas le but, et notre fonction vaut bien celle des moines. Ils vendent publiquement et librement les grâces divines, sans permission du patron céleste et payent ce qu'ils désirent en monnaies invisibles, impalpables. Nous autres peintres, nous rendons visibles Dieu et la Madone ; on les voit sur nos panneaux comme s'ils apparaissaient. Quel sermon évangélisera tant de monde et aussi longuement que ma Cène de Sainte-Marie-des-Grâces sera toujours aussi persuasive ?
Lorsque la religion sera rejetée comme une entrave à la furie des vices, la fresque entretiendra encore les hommes les plus pervers de la puissance de Dieu !
Et si d'abominables être s'attaquaient aux églises, ils seraient arrêtés, eux, que n'effrayerait plus le sacrilège, par la beauté et la perfection des peintures sacrées.
Notre art explique les mystères et rend simples et sensibles les dogmes obscurs. L'amour naît de la connaissance ; et plus celle-ci est profonde, plus l'amour augmente. Nous rendons ce perpétuel hommage au Créateur !
N'est ce pas indigne d'occuper son esprit aux événements de son ventre ? Et quand on est repu, de rechercher cette espèce de mort, le sommeil ; ou de mettre sa gloire à sortir avec une jambe rouge et l'autre verte, suivant la mode, toujours absurde ? Le noble désir est spirituel : la vertu et la science le satisfont.
Florence, cité démagogique, ne mérite pas les beaux talents qui lui sont nés, car elle considère la peinture comme un métier parce que l'artiste reçoit un salaire. Les prêtres ne vivent –ils point de l'autel, c'est-à-dire de la vérité qu'ils interprètent à la foule ? Les mauvais prêtres passent pour être excellents, chez nous, l'hypocrisie est impossible !
L'Art possède l'attribut divin : il crée ; il rend visible le monde invisible et permanentes les choses fugaces.
La sculpture ne participe pas à cette clarté d'expression ; privée de la couleur, elle représente les actions du corps plutôt que celles de l'âme.
Si l'on vous disait : « Regarde ce miroir, tu y contempleras à ton gré des figures célestes ou grotesques ; choisis ce que tu veux voir ; des anges ou des hommes, des princesses ou des paysannes, la tête de Bramante ou celle d'un idiot ? »
Quelques –uns d'entre vous m'ont accompagné au Borghetto lorsque je cherchais les traits de Judas. Ceux-là, connaissant ms cahiers pleins de grotesques, s'étonnaient de mon souci – car il est toujours facile d'être laid. Mais, si vil qu'ait été le vendeur de son Dieu, il le fallait acceptable parmi les disciples, comme il convient à des âmes que la pensée céleste s'associa.
On trouve des modèles pour la réalité et les proportions des corps, mais aussi pour les passions les plus basses ! (…)
J'emporte toujours de petits carnets où je dessine ce qui me frappe : cependant je n'ai jamais transporté un de mes croquis dans une œuvre. J'étais bien jeune quand j'ai peint un des anges dans le « Baptême du Christ » de maître Andréa Verrochio et déjà j'avais inventé une beauté que nul n'avait encore vue ! Évitez le caractère comme les modes de votre cité et pensez au temps futur. Je propose de dire l'indicible, d'exprimer l'inexprimable, de réaliser l'ineffable et de traduire l'intraduisible. Je sais que je ne suis pas un lettré et que des présomptueux se donnent le doit de me blâmer de ne pas disserter en savant humaniste ! Les insanes ! Je peux leur répondre comme Marius aux patriciens romains. « Ceux qui se font honneur du travail des autres me contestent le fruit de mon propre labeur. » Ils diront que n'étant pas un lettré de profession, je ne dois pas exposer de théorie. Ils ignorent que ce qui m'occupe relève de l'expérience et non de l'élocution. Ceux qui ont bien écrit n'ont eu d'autres muses que l'expérience ; c'est ma rectrice.
S'ils me dédaignent, moi qui suis un créateur, je leur dirai qu'ils ne sont que des récitateurs de l'antiquité ! Le créateur est un intermédiaire entre la nature et l'homme, alors que ces déclamateurs ressemblent aux miroirs qui n'existent pas par eux-mêmes et que l'on ne regarde que pour ce qu'ils reflètent. Si je ne sais pas justifier mes découvertes par des citations, j'invoquerai une autorité plus haute, l'expérience, maîtresse de leurs maîtres.
J'ai étudié la magie pour savoir ce qu'il y a de réel dans cette prétentieuse recherche. Mon crayon commande aux esprits mieux que la baguette, car je fais sortir un ange d'une feuille de papier. Le peintre est le vrai magicien ! »
De tous temps, des personnes sont apparues dans le monde pour faire comprendre et connaître aux hommes la véritable nature de l'humanité, pour rassurer, rendre espoir et proclamer la volonté du bien absolu, ils étaient des prophètes chargés de révéler des vérités cachées au nom d'un dieu dont elle est inspirée, des clairvoyants.
Aussi bien sous la Renaissance que de nos jours, une personne qui sort de l'ordinaire est étiquetée étrange, énigmatique, « déviante par rapport à la norme » et enfin, asocial. Il faut avouer que l'on ne sait pas grand-chose sur Léonard. Et dès que l'on utilise en guise de référence des pièces du puzzle sans chercher à les assembler mais plutôt à les utiliser en dehors de leur contexte, on écrit forcément une autre histoire…
Il y eut des prophétesses d'Apollon à Delphes, des prophétesses druidiques, des prophètes de la tradition hindoue, des sociétés asiatiques, sibériennes, africaines, arabes comme Mahomet, le grand prophète de la religion musulmane, fondateur de l'Islam. Il y eut les prophètes juifs de l'Ancien Testament, les premiers prophètes hébreux, les patriarches, Abraham, Moïse…Samuel. Les quatre grands prophètes bibliques Daniel, Ézéchiel, Isaïe, Jérémie et les douze petits prophètes, dont les livres de la Bible portent le nom. | Le prophète Élie qui vivait en ermite, David, le roi-prophète, le prophète-roi ; nous connaissons leur rôle dans les antiques sociétés. Tous et toutes étaient clairvoyants, ils guidaient les peuples, guérissaient, prévoyaient, aidaient, et aujourd'hui, dans ce monde chaotique, il est inacceptable que ces dons hérités de Dieu fassent l'objet d'une confusion permanente avec des hérésies démoniaques, et le pire est que cette confusion se trouve dans la Bible où des chapitres condamnent les caractéristiques propres aux prophètes et messagers, qui sont des intermédiaires, alors que d'autres chapitres les louent indirectement, affirmant que Dieu met les mots dans leur bouche et parle à leur esprit pour libérer les hommes de la servitude, devenue mentale de nos jours, vénérant ainsi malgré eux le don de prophétiser des choses particulières dont le monde a besoin et qui sont sans rapport avec ce qui est démoniaque!
Parmi les signes que les hommes n'ont pas remarqués, il y en a plusieurs d'une importance capitale qui allaient déterminer le devenir de Léonard. La polymathie qu'ils ont cependant cité parlait bien d'un savoir inné, encyclopédique, mais de façon insuffisante car ils l'ont maintenu au niveau artistique, sans plus, peut-être parce qu'ils voyaient une preuve dans la matérialisation par la forme et l'image. La production de Léonard de Vinci. .A partir du moment où un individu devient une sorte de
1 Léonard de Vinci – 1452/1519
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Les hommes auraient dû magnifier Léonard pour ses qualités spirituelles et non pour les arts qu'il considérait comme des moyens, pour « aller plus loin ». On sait que les hommes mentent en racontant l'histoire. Celle de Léonard est en partie restée secrète. Ce n'est selon moi ni le peintre ni le savant que la famille royale de France a invité, mais le mage, le prophète de cour.
Quant à a Joconde, elle n'est devenue « le tableau le plus célèbre du monde » qu'après avoir été volée au Louvre en 1911, grâce aux gazettes de l'époque qui en avaient fait leurs choux gras! Des milliers de personnes rappliquaient dans le musée du jour au lendemain pour admirer ... un mur vide. Le « grand public »...on le retourne comme on veut
Son œuvre scientifique exceptionnelle est demeurée inconnue aussi jusqu'à la fin du XIX, l'époque de la censure rationnelle qui rabaissa la zscience hermétique au rand des magies et des sciences occultes, un désacralisation, une profanation.
Or, même si Léonard ayant dépassé de loin le stade de peintre et de savant pour devenir beaucoup plus qu'un homme, méritant d'être réhabilité pour ces vertus et ces qualités restées secrètes et inconnues, ne l'a été que pour servir les intérêts de cette société en pleine mutation qui n'avait que faire du mage, du prophète, du devin, zappant le fait que l'art de Léonard lui permettait de payer ses factures et de nourrir sa ménagerie, quant à ses inventions, elles n'intéressaient personne et passaient aux yeux du vulgaire pour des fantasmagories, sans plus
Il était loin d'être considéré de son vivant comme le génie qu'on prétend. La référence des académies de peintures jusqu'au XIXe siècle était Raphaël. Les véritables qualités de Léonard qui lui auraient valu d'être véritablement un génie n'ont jamais été citées, ni vénérées et elles dépassent de loin le contenu de ses carnets et ses peintures !
Aujourd'hui, des encenseurs du système parlent de Léonard en prenant des airs affectés, en surjouant, et en appuyant leurs propos par des hochements de tête solennels, ce que je trouve grotesque, comme si les musées étaient subitement devenus des églises. Ils en ont fait un Dieu unique, bien sûr, pour rassurer les populations monothéistes qui n'ont besoin que d'une seule idole à adorer. Les autorités en la matière décrétèrent ensuite : « il n'y a qu'un seul génie et c'est Léonard de Vinci ». Point barre. Emballez, c'est pesé! Tout le monde s'est prosterné avec docilité. La manifestation d'un pouvoir capable de sortir un homme du placard où ils l'avaient laissé croupir durant 400 ans pour en faire un mythe, ressemble à la prescription, le laps de temps prévu par la loi. « Sortons le du placard, il y a prescription, et que la populace adule son nouveau Dieu ! »
Quand je vois le mépris que les gens ont vis à vis des personnes « déviantes par rapport à la norme » comme l'était Léonard, je ne pense pas qu'elles l'encenseraient s'il était vivant. Elles lui jetteraient plutôt des pierres comme elles le faisaient déjà sur le passage de Beethoven. L'hypocrite a toujours été un adulateur, un louangeur, et çà pullulait déjà dans les cours où des arrivistes obséquieux étaient prêts à tout pour se faire une place et bénéficier d'avantages de toutes natures.
- Vous avez vu, mon cher confrère? Ce... Waken a écrit un livre de 1000 pages sur Léonard de Vinci, alors qu'il n'est même pas historien, ni universitaire!
- Bah, vous savez, « ce Waken » comme vous dites, c'est un peu le sergent Tartempion inconnu au bataillon », un de ces pseudo chercheurs indépendants qui émettent des théories alternatives qui vont droit dans le tiroir des démences léonardiennes du Louvre et d'ailleurs... C'est nul, il n'a aucune notoriété.
- Il n'en est pourtant pas à son premier coup d'essai! Il a tout de même pondu trois volumes auxquels des confrères s'intéressent de près.
Et en le blackboulant de la sorte, vous ne faites que lui témoigner de la reconnaissance, si il s'agissait d'un « tissus d'âneries », comme vous dites, on n'aurait pas eu à l'inscrire sur une liste noire! N'oubliez pas que Dieu tout aussi invisible et inexistant qu'Il était au début était en train de tirer l'univers du néant!
- Ces confrères ne font plus partie de notre milieu! On ne les met pas à la porte, mais ils se sont tirés une balle dans le pied.
- Oui, j'ai reçu cette note...
- Il n'intéresse qu'une infime partie, une minorité qui ne pèse rien dans la balance, et qui ne menace personne, elle est inexistante et va finir par se dissoudre, s'évaporer, vous verrez. Et puis, il est vieux, bientôt il aura disparu, d'ailleurs on ne parle déjà plus de lui en ce moment, il ne suscite d'ailleurs aucun intérêt sur les médias sociaux...personne ne s'intéresse à sa production artistique. C'est un signe, non? Même si on l'imposait au grand public comme les autres, le grand public ne réagirait pas.
- Peut-être est-ce un signe de qualité après tout, c'est de cette façon qu'on témoigne de la reconnaissance à un individu qui fait preuve de talent et de courage: en faisant comme s'il n'existait pas.
- Vous croyez?
- J'en suis sûr! Avez-vous lu ce qu'il écrit?
- Grand Dieu, non! Les avis que j'ai reçu me suffisent. Et vous?
- Quelques extraits.
- Et alors?
- Et bien, ce n'est pas aussi nul que vous le dites. Il touche un nerf sensible, et l'intérêt qu'on lui porte est plus important que vous le pensez...
- Feriez-vous partie de ses admirateurs?
- Ha ha ha! Non, bien sûr !
- Tant mieux ! Vous touchez un des plus gros salaire avec les avantages qui vont de pair, ce serait dommage de tout perdre...vraiment dommage. Allez, il n'est pas de notre monde, ni de notre milieu, et comme il est vieux, il va disparaître bientôt. Bon, je vous dépose quelque part?
- Non, merci, je vais marcher un peu.
Il préfère marcher un peu. Je le comprends. On a besoin de respirer un peu d'air frais après ça
Ceci dit, je ne voulais pas écrire un livre de plus sur Léonard qui serait un peu le combat de trop.
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Les obsessions Léonardesques
Certains psychiatres attribueraient un caractère névrotique à Léonard et parleraient de névroses obsessionnelles, ramenant le génie à l'état de malade mental atypique. Une injustice doublée d'ignorance. De plus, Freud ramène tout ou presque au sexe, alors qu'il n'a jamais guéri personne. Léonard a connu la pauvreté extrême durant son enfance, or tout le monde devrait savoir que la pauvreté est un traumatisme. Aristote déclarait non sans raison, en 322 av. J-C., que la pauvreté était un instrument de domination, car les personnes maintenues dans cet état sont tellement obnubilées par ce malheur et toutes sortes de difficultés et d'obligations qu'elles ne pensent pas à se révolter. Ça laisse des traces dans l'inconscient d'un enfant sensible et il est même possible que cela mène à la révolte contre toute forme d'injustice. Léonard a été imprégné de ce tourment, il en a ressenti l'influence au plus profond de lui-même et cela forge une personnalité. On parle aussi en termes de refoulement, mais il faut savoir que lorsqu'une masse de gens identifie une personne marginale, elle ne l'intègre pas, elle l'écarte et il est possible que Léonard ait été victime de harcèlement. L'homme ordinaire ne supporte pas d'être dépassé. J'interprète des termes tels que «rumination mentale», «pensée obsédante », névropathes ou inhibitions à l'aboulie à son propos comme une forme de cruauté mentale, et il est possible que si Léonard avait vécu à cette époque, il aurait assisté à la médicalisation de sa propre intelligence, sans possibilité de reconnaissance artistique ou autre, sans le moindre mécénat ni protectorat, ajoutons que SI la psychanalyse est toujours aussi impuissante à expliquer ces deux particularités de Léonard : sa tendance extrême au refoulement des instincts et son extraordinaire capacité à la sublimation des instincts primitifs, c'est peut-être tout simplement que cette interprétation étant fausse, l'équation est incomplète, il est donc aussi inutile que vain de chercher à expliquer une différence comportemental sans tenir compte d'un câblage neuronal voir un ADN différents. Le cerveau triunique de léonard fonctionnait à sa pleine potentialité.
Je voudrais parler de la psychologie de cette masse.
La foule, la majorité, la masse, le grand public, n'est qu'un animal domestiqué placé sous hypnose. Tout se passe dans l'esprit. Il filtre tout, sons, images, sensations, etc… cette foule a même peur des images. La foule se comporte comme un seul individu. C'est un bloc qui se déplace où l'on veut, comme on veut et quand on veut, sans prendre conscience qu'il se déplace en fournissant l'effort nécessaire. Un bloc ne pense pas. Il est passif. Pourtant, sa cohésion est illusoire. C'est cela l'exploit.
La pensée l'a façonné. Si c'est le cas – et ça l'est - elle peut aussi le dissoudre.
On pourrait très bien parler d'un conflit entre deux volontés dont l'une est parvenue à souder le bloc avec du vent pour mieux l'immobiliser, le contrôler, et l'autre qui veut le dissoudre pour qu'il échappe au contrôle. C'est la guerre des souffles.
Faites-vous partie de cette foule ou avez-vous pris conscience qu'elle se comporte en bétail atone prisonnier du vent ? Léonard s'en était très bien rendu compte.
Si vous êtes aussi sous hypnose, vous aurez tendance à zapper la réponse. Si vous êtes formaté, vous n'en avez pas conscience et ces quelques phrases devraient en principe vous déranger, vous mettre mal à l'aise et vous donner une impulsion, comme l'envie de ne pas les lire, le besoin de fuir la réalité.
Si vous continuez à lire ceci, si vous éprouvez ce besoin, c'est un bon signe.
Prenez –vous conscience de notre état de soumission ?
Pourquoi se libérer ? Parce qu'un sujet en état d'hypnose n'est qu'un automate tant qu'il n'est pas réveillé, une sorte de robot équipé de fonction de base, d'un cerveau à usage domestique, d'émotions primaires. Comment voulez-vous qu'il apporte des solutions aux problèmes ?
Vous étiez en mode passif. Quelqu'un pilotait à votre place. Maintenant, à vous de prendre le contrôle.
Imaginez que vous êtes retenu captif dans une cellule en compagnie de plusieurs individus qui s'y trouvent bien. La pensée de ces gens est la même que celle de la foule. C'est une pensée automatique. Cette meute n'est pas lucide et pourrait même se montrer dangereuse, devenir menaçante. Son raisonnement est non seulement faux mais inexistant. Si elle se rend compte que vous réfléchissez ou que vous pensez, elle risque de vous pénaliser. Observez les techniques des leaders pour se rendre populaires, ils s'arrangent pour se mettre en scène dans des situations qui va les rapprocher du bétail, ils vont commettre de petites fautes, certains vont avouer des péchés d'adultère, d'autres de boissons, etc… et le peuple va les identifier comme faisant partie de leur groupe et leur cote de popularité va augmenter. Si vous n'avez pas remarqué cette technique de manipulation, vous étiez sous influence, conditionné à fond. Imaginez la réaction de ces prisonniers en vous voyant tenter de vous évader. Ils vont vous empêcher de le faire. Ces prisonniers sont incapables d'établir un distinguo entre le monde intérieur et le monde extérieur. Leur esprit est dans un tel état de confusion qu'ils ne se rendent même pas compte d'être dans un chaos permanent. Ils se sont accoutumés à un monde irréel qui a pris plus d'importance à leurs yeux mais ce monde n'est qu'un hologramme. Plus il est gros, monumental, excessif, plus ils le croient réel. On peut tout faire admettre à une foule parce que rien n'est impossible à ses yeux. Il n'a pas fallu longtemps à Léonard de s'en rendre compte lorsqu'il était retenu captif après une dénonciation anonyme pour sodomie, dont aucune preuve n'a jamais pu être fournie. La technique est simple. Il suffit de promettre aux masses ce qu'elles demandent et de reporter sans cesse le délai. C'est de la politique à long terme, bref, du vent sur lequel elle va sculpter ses espoirs…et cet espoir va devenir leur divinité. Ils vont lui vouer un culte d'espérance tout en se comportant comme le chien à la poursuite de sa queue, ignorant ce qui le pousse à vouloir l'attraper. Si un peuple est très croyant, son leader ira s'agenouiller devant l'autel et fera semblant de prier.
Le contrôle des foules implique donc une connaissance parfaite de ses réactions.
Si, comme l'ont déclaré certains érudits, "tout se passe dans le cerveau. Quelques personnes très haut placées pensent votre vie à votre place et prêtent serment de n'en divulguer le secret à personne. Ils se réunissent bien entendu en secret et y sont tous et toutes soumis. Inutile de se demander pourquoi des scènes de vie sont coupées au montage !" J'ignore si ces propos sont exacts. C'est possible.
Voici un exemple, dans une situation de crise ou de panique. À partir d'indices ténus, une foule croit découvrir que tel ou tel groupe conspire, la menace. Elle leur invente des crimes fictifs (meurtres rituels, viols, etc.), souffle sur le feu des rumeurs, et se lance enfin dans un pogrome ou un lynchage. Le même procédé sert à forger des légendes, autour d'un personnage particulièrement admiré. Elles s'enrichissent d'épisodes frappants - pour les Français, le martyre de Napoléon à Sainte-Hélène, pour les chrétiens, la crucifixion du Christ, etc. - où il apparaît tel qu'on veut le voir et non pas tel qu'il a été. Nous assistons en ce moment à la lente naissance d'une légende entourant le « de Gaulle du peuple ». Un Balzac de l'avenir la racontera, comme Balzac a croqué, sur le vif le « Napoléon du peuple ».
Un bon joueur n'abat jamais ses atouts en début de jeu.
J'ai abordé ce thème des foules et des comportements de masses pour vous faire admettre que tous ces gens ne se donnent même plus la peine de penser à ce qu'ils font, ni pourquoi ils le font, mais ils se permettent des jugements sur d'autres qui ont adopté un comportement plus conforme à la raison, ils raisonnent et cela est insupportable aux autres que l'on a entièrement déculpabilisé de ne retirer de leur vie, plaisirs, jouissances et autres superficialités qui les enracinent d'avantage à leur esclavage. Donc, oui, Léonard dérangeait souvent.
Par exemple, la demande de ces peuples avides de viande et de plus en plus gourmands obligent les éleveurs à produire de plus en plus et les bouchers à commettre l'innommable en tuant de plus en plus de bêtes dans des conditions barbares. Cette machinerie lancée depuis très longtemps existait déjà dans les cités mafieuses de la Rome antique qui vivaient dans la luxure, de même que Florence, elle aussi plongée dans la luxure et la débauche de plaisirs aussi malsains qu'extrêmes. Dans la Rome antique, la populace dépravée et avide de sang se rendait au stade pour assister à des milliers de mises à mort d'êtres et d'animaux. C'était devenu un besoin de voir couler le sang, comme dans les corridas. Ils aiment ça.
Les foules se divertissaient de la mort, et cette pensée, ce comportement, ont fini par se graver dans l'inconscient collectif. Aujourd'hui, non seulement personne ne veut rien savoir, mais s'en désintéresse complètement, et ainsi tous continuent de se nourrir de la même façon, absorbant avidement chaque jour chair, sang et produits animaux sans le moindre état d'âme.
L'empreinte psychique est-elle vraiment indéracinable ?
On lui a créé ce faux besoin depuis si longtemps que la masse refuse aujourd'hui de se remettre en question allant même à s'imaginer que cette consommation est indispensable à son équilibre alors qu'elle le détruit comme une lèpre rongeante. Que se passe-t-il si vous retirez un os à moelle de la gueule d'un animal affamé ?
Il grogne ou vous mord.
Les foules se conduisent de la même façon. Elles vous diront qu'elles aiment les animaux sans préciser que c'est dans leur assiette, or Léonard était végétarien et prenait ouvertement la défense des animaux !
«J'ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd'hui le meurtre de leurs semblables.». Ici, tout est dit. Il est vrai, ajoute-t-il, que l'homme est le roi des animaux, car sa brutalité dépasse la leur. Nous vivons de la mort d'autrui. Nous sommes des tombes ambulantes ! « Tu as défini l'homme comme le roi des animaux, moi par contre, je dirai que l'homme est le roi des fauves féroces, parmi desquels tu es le plus grand. N'as-tu pas effectivement tué les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te rendant toi-même tombe pour tous les animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ? » Léonard de Vinci était végétarien. Le génie qu'il était butait sur la question de savoir pourquoi et comment les hommes acceptaient de se transformer en « cimetières à animaux », en mangeant des animaux morts : « Homme, si vous êtes vraiment, comme vous le décrivez, le roi des animaux – j'aurais dit plutôt le roi des brutes, la plus grande de toutes ! –, pourquoi prenez-vous vos sujets pour satisfaire votre palais, pour des raisons qui vous transforment en une tombe pour tous les animaux ? […] La Nature ne produit-elle peut-être pas en abondance des aliments simples ? Et si vous ne pouvez pas vous contenter de tels aliments simples, pourquoi ne préparez-vous point vos repas en mélangeant entre eux ces aliments [d'origine végétale] de façon sophistiquée ? [1] ». Et Léonard n'était pas un cas isolé en se posant de telles questions. Pythagore, philosophe et mathématicien grec, a encouragé le végétarisme. Ce sont les dieux qui mangent les animaux qu'on leur offre en sacrifice. Les humains, frugivores (mangeant de fruits) avant d'avoir été carnivores, pouvaient survivre avec des végétaux (on pense même que certains n'ont pu être qu'herbivores). Même quand les sacrifices animaux étaient fréquents, les civilisations se distinguaient par une retenue dans la consommation carnée qui était, en général, assez rare.
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Le Magicien et l'Hermite
Immersion dans les arcanes de l'art, de la science, de la politique, des secrets réservés aux initiés...du XVIe siècle.
Le tarot serait né en Italie du nord, à la cour de Philippe Marie Visconti, duc de Milan. Féru de jeux de stratégie, il aurait commandé vers 1425 un jeu de cartes parfois considéré comme le « prototype » du futur tarot. ( Léonard naît en 1452) Taro signifie « la roue de la loi »
C'est de l'occultisme, me dit-on. Et alors? Des scénaristes l'utilisent pour écrire leur histoire. Qui deviennent des films. Où est le problème? L »origine remonte loin dans le passé, quand les hommes consultaient les Prêtres, devins et astrologues pour différentes raisons dont la politique et les sciences faisaient partie ainsi que l'avenir. Léonard de Vinci a lui aussi écrit ses prophéties, la divination de l'avenir, sans rapport avec les cartomanciennes ou faiseuse d'horoscopes.
Dans le tarot Visconti-Sforza1 se trouvent des représentations de la Foi ou de l'Espérance, absentes du jeu contemporain qui n'a conservé que trois vertus cardinales : Force, Justice et Tempérance, alors qu'elles sont quatre. La Prudence est invisible. Pourquoi?
Je pense que pour retrouver l'origine des lames du tarot, il remonter à la source de la science hermétique déjà présente dans la civilisation prédiluvienne, puis en Egypte ( des pharaons), en Grèce, dans la Rome antique, en Chine, en Inde, à Summer, dans le monde arabe entre le IXe siècle et le XIe siècle, dans l'Europe du moyen âge, durant la Renaissance (Paracelse) , jusqu'à nos jours. Elle a voyagé, avec le tarot, la divination, dans son sillage. Je signale qu'une branche des esséniens étudia et pratiqua cette science, ils s'appelaient les thérapeutes. Les détails se trouvent dans les manuscrits de la mer morte découverts à Qumran. Je n'invente rien.
C'est la Prudence, vertu cardinale, qui guide immédiatement le jugement de conscience. L'homme prudent décide et ordonne sa conduite suivant ce jugement. Grâce à cette vertu, nous appliquons sans erreur les principes moraux aux cas particuliers et nous surmontons les doutes sur le bien à accomplir et le mal à éviter. L'art de discerner toutes choses de peur de se laisser surprendre par la ruse et le mensonge.
On me dira que ces lames sont des figures allégoriques porteuses de multiples sens, mais on ne peut leur faire dire et faire n'importe quoi, et il y a des recoupements qui ne trompent pas. Je n'ai pas choisi les personnages afin de les mettre en place, la vue globale de cette histoire avec le recul nécessaire m'est apparue comme le tirage des lames du tarot ancien. Imaginons que ces princes italiens ont fait un tirage laissant apparaître un canevas de l'histoire, alors ils ont découvert la fin!
Qu'avons-nous sur la table? Un prince très riche, une princesse, des reines et des rois, des ennemis, un magicien qui devient Hermite, des voyageurs, des soldats belliqueux, des obstacles naturels, des conflits , des rivaux dangereux, un traître jaloux, des enjeux économiques importants, des artistes, des grottes mystérieuses, des châteaux, des souterrains... des voleurs, bandits, des monstres, un canevas structural pour composer un conte...une histoire merveilleuse...et tragique. Des ingrédients d'une recette? La vérité de ce « reality show » sera une question de point de vue.
Une précision s'impose avant d'entrer dans le vif du sujet, et elle est de taille à mes yeux, car Léonard m'apparaît en magicien, qui rappelle le bateleur, il va jouer ce rôle, inconsciemment, et devenir la première lame du tarot. Le protagoniste de l'histoire. Le signe qui apparaît au dessus de la tête de cette lame rappelle le 8 en rapport avec François premier ainsi que le serpent qui se mord la queue, censé figurer la ceinture du magicien. C'est d'autant plus interpellant que non seulement les pièces du puzzle s'assemblent comme s'ils racontaient l'histoire au travers d'une certaine correspondance entre des lames de tarot étalées sur une table. Attendez! Je faisais le voyage en sens inverse, voyant le dénouement, comme le résultat d'un tirage auquel je n'avais pas assisté; un accomplissement?
Il me restait à en vérifier la signification avant de vous en faire part. Il se fait que le magicien deviendra bel et bien, plus tard, l'Hermite qui va matérialiser la Prudence, qui était, pour nous, hommes modernes, invisible... INVISIBLE! Ce qui consiste, pour nous, en une matérialisation dont témoigne des œuvres de Léonard restées incomprises, et pour cause - Le plus troublant qui m'a incité à écrire ces pages est que les intervenant de cette histoire qui s'est déroulée il y a 500 ans et dont Léonard est le protagoniste, pourrait très bien correspondre au tirage du tarot car les caractéristiques de ces personnes correspondent aux arcanes majeurs du tarot, et expliquent la raison de tous ces symboles et iconographie que l'on retrouvent disséminés un peu partout, ainsi que dans les carnets du Maître, et qui confirment que le hasard ne vient rien faire dans cet épisode de l'histoire qui bien entendu ne tient pas compte de cette vision des choses.
Je vais m'expliquer le plus clairement possible.
Léonard de Vinci ne pouvait donc évoquer à mes yeux que le Bateleur, « L'Alchimiste » des Arcanes Majeurs, un homme debout derrière sa table ou devant son chevalet ou encore face à un mur, ce qui évoque bien notre capacité à être là, à réaliser et à exister. Il a en main des potentialités qu'il doit activer, symbolisant le fait de commencer quelque chose. C'est un projet, une novation, les débuts d'une activité, une nouveauté qui ouvre des perspectives d'avenir, c'est l'énergie active, la santé et la force vitale. Il est à lui seul le moteur de l'histoire, la force vive.
Le Bateleur est bien l'art de faire et de jouer, mais c'est aussi un indécis, un touche à tout incapable de poursuivre ce qu'il a commencé. Il est dans le « peut-être », trop impulsif, il veut tout et tout de suite, il ne sait pas toujours se poser. Le protagoniste est rarement parfait dans un film, il a ses faiblesses, ses failles, et ce qui le caractérise et qui fait l'intérêt de l'histoire est sa capacité d'adaptation, en évoluant, au travers d'épreuves et de conflits, ce qui implique des changements positifs qui font tout l'attrait de l'histoire.
Le Magicien - ou Bateleur - capte aussi l'Energie de l'Univers qui le traverse, l'irradie, l'active en dirigeant son bâton vers le Ciel et l'index de l'autre main vers la terre. L'index que vous découvrez dans le livre, comme celui de Geber...L'index omniprésent dans l'oeuvre du Maître, ce Magicien qui a donc à sa disposition tout ce qui est nécessaire à la manifestation des latences accumulées en lui au gré des existences passées, de ses pouvoirs, car Léonard est une réincarnation, comme le sont ces mages qui apparaissent souvent aux heures les plus sombres de l'histoire pour accomplir ce qui doit être accompli, et s'il fut l'instrument des énarques italiens qui détenaient le pouvoir de l'époque, il était surtout celui de Dieu.
Il va matérialiser avec une force et une facilité déconcertantes ce que les hommes mettront des siècles à comprendre ! Voyez le symbole au-dessus de sa tête et sa ceinture : un serpent qui se mord la queue. Et ce symbole qui représente un huit couché! Le Magicien est associé à la planète Mercure, la planète des compétences, de la logique et de l'intelligence. Son chiffre est le 1, à la fois celui du commencement et du couronnement.
Le magicien deviendra l'Hermite avec le temps...celui qui cherchait un homme, comme Diogène, (et qui l'a trouvé en la personne d'un roi qui – dans le tarot - est caractérisé aussi par son infidélité, un Dieu volage, mais qui représente la JUSTICE DIVINE, l'autorité. Ce roi, cet empereur est par ailleurs le bienfaiteur des hommes. Orgueilleux, il peut se montrer borné, voire colérique, mais on assiste au couronnement d'une oeuvre grandiose et fabuleuse qui dépasse de loin l'idée que l'on se fait de l'art, pour devenir OEUVRE ROYALE, de même que la Prudence est la voie royale. L'Empereur du Tarot évoque aussi la purification alchimique. Voilà pourquoi, vous découvrez l'explication des symboles dans le livre
Léonard a matérialisé la prudence, vertu cardinale invisible en devenant l'Hermite.
On ne voit le visage du vieillard caché dans le dos de la Prudence que lorsqu'il se regarde dans un miroir. Les miroirs si chers à Léonard... C'est à ce moment qu'il apparaît dans celui de la jeune femme et que les deux se confondent. La Prudence dissimule bien un vieillard dans son dos et c'est Léonard de Vinci. La prudence, phronêsis, vertu morale plus qu'intellectuelle, la juste mesure, est un concept de la philosophie d'Aristote, le mentor de Léonard,, une vertu qui permet de dévoiler les secrets cachés dans la nature à celui qui les cherchent. « La prudence est la gardienne des choses. » Il est possible que si personne n'explique la présence invisible dans le dos du tableau intitulé « Joconde », on ne voit effectivement que le portrait tête-épaule d'une jeune femme, de là à en imposer l'image, il y a de la marge.
Il suffisait à Aladin de frotter la lampe pour faire apparaître le génie qu'elle contenait, mais en fonction de la maîtrise des connaissances qu'il découvre, il devra faire preuve de prudence pour se jouer de son maître ou au contraire de tout perdre.
Découvrirait-on dans Louise de Savoie l'image de la mère protectrice et bienveillante peut-être même envahissante, qui adorait son fils? Ainsi que l'image d'une femme de pouvoir, qui pense, et qui représente l'art de mettre en forme les idées et de trouver des solutions conviviales aux diverses situations? Elle est tout de même à l'origine du projet destiné à sauver Léonard de Vinci [...]